Original French Version.
Voyage de Chasse
by Bernard Andries
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Republique Centrafricaine (RCA)
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Premier jour
Du 6 au 22 Février 2008 Nous sommes rentrés avant hier de RCA où j'étais parti le 6 Février pour 2 semaines.
Avec mon épouse, TGV LILLE CDG dans l'après midi du 06 avec armes et bagages pour arriver à Roissy 3 heures avant le départ prévu à 23 heures.
L'enregistrement des armes se fait sans problèmes car club faune avait précisé en prenant le billet toutes les identifications des armes: cal et marque et n° ainsi que le nombre et calibre des balles (ce que je vous conseille vivement car comme nous avions affaire à un néophyte en la matière, comme tout était précisé dans son ordinateur, il n'y a eu aucun problème.
Embarquement à l'heure et départ avec une heure de retard (trop de personnes avaient plusieurs bagages à mains...
Bonne arrivée à BANGUI où Félicité KO (mandatée par les différentes organisations) qui s'occupe de recevoir les chasseurs a fait preuve de professionnalisme et cela nous a permis rapidement de récupérer armes et munitions.
Un avion (20 places) nous attendait pour partir en brousse: un DORNIER avec PILOTE et Co pilote.
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Départ vers 9 heures pour 3 zones de chasse différentes: un chasseur qui souhaitait chasser le léopard chez Marcel TIRAN, puis nous repartons pour déposer un autre chez FECOMME qui souhaitait également chasser le léopard, enfin direction SANGBA où nous étions 4: 2 chasseurs pour le camp tenu par C. LEMEE qui attendait accompagné des guides J.P LEROUX et P. CLEROT, l'un pour chasser le lion et l'éland et l'autre uniquement le buffle car c'était son premier contact avec l'Afrique et la grande chasse et en fin mon épouse et moi pour le camp tenu par Matthieu LABOUREUR pour chasser léopard, éland, buffles, hippotrague et bongo si le quota le permettait.
A chaque atterrissage sur les pistes de brousse, les guides étaient présents et l'accueil toujours très chaleureux. Une boisson fraîche était la bienvenue. Chaque camp prenait également son ravitaillement dans l'avion pour notre séjour. Une organisation parfaite!
Ils attendaient toujours que l'avion décolle avant de s'en aller.
Notre guide Christophe MORIO accompagné de son équipe de 3: chauffeur, pisteur et porteur s'occupe de faire prendre et charger nos bagages et nous signale qu'il faut se dépêcher car l'appât qu'il a mis la veille pour le léopard avait été visité et que la trace (>6mm) promettait un beau male et que si nous voulions déjeuner, nous changer, cibler, tirer un appât, l'installer et nous installer dans la boma (qu'il avait construite la veille) pour 17 heures il fallait y aller. Donc en route pour 30 minutes de piste pour arriver au camp de BANGORAN.
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Arrivée au camp: douche, habits de chasse, déjeuner suivi d'une courte sieste: nous étions partis depuis la veille après midi et départ vers 14 heures pour le camp de FHO qui est un camp satellite de BANGORAN mieux situé car plus central pour léopard et éland.
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Nous ciblons en accrochant un carton sur un arbre à 50 mètres (1 centimetres au dessus: parfait).
En route, nous croisons un céphalophe à flanc roux avec un très beau trophée: Christophe me dit "il faut l'enlever pour l'appât léopard car si nous ne trouvons pas de bakouya (babouin) nous aurons toujours quelquechose: je saute de la land, il est derrière un arbre à 80 mètres, j'essaie de bien me caler et attends qu'il avance.
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Je tire plein centre pour ne pas abimer la cape, avec 375 HH N P Fédéral.
Arrivée à FHO où le taxidermiste découpe la cape et en route pour la boma; sur le chemin j'enlève un bakouya male (nous pourrons conserver le flanc roux pour manger), le babouin étant meilleur pour l'appat.
16 heures, nous arrivons sur la place: le dernier appat est complètement mangé donc très prometteur. L'équipe installe le babouin sur la branche avec des fils de fer par les pattes avant et arrière, on traine les boyaux sur quelques dizaines de mettre du fond du bako jusque l'arbre, on frotte l'arbre avec les tripes; Pendant ce temps mon épouse (car c'est elle qui cette année tire le léopard, j'ai eu la chance de le tirer l'an dernier) s'installe dans la boma et cale la 375 sur le tripod, le bout du canon au ras du trou de 10 centimetres fait dans la paille, un autre trou est fait pour moi et un troisième pour Christophe.
Je vérifie la lunette (une S et B 2, 5 X 10 avec réticule lumineux) et la mets sur X4: la boma est à 35m: et vois que le centre de la croix s'éclaire bien.
Tout est paré; il est 17 heures; Christophe renvoie l'équipe avec le véhicule à 1 kilomètre de distance avec ordre de venir nous trouver vers 20 heures en l'absence de tir, nous dire bonjour et repartir: il parait que cela trompe le léopard qui hésite à grimper??
Vers 17 heures 30 rugissement bizarre à gauche suivi du cri caractéristique du léopard: tous nos sens sont en alerte pendant 20 minutes les bruits de la brousse (cris d'oiseaux, pintades, singes, abeilles ou guèpes, gros bourdonnements, nous enveloppent; c'est magique.
Je scrute avec mes jumelles les alentours, rien, je remonte vers la branche: IL EST LA plein travers, nous n'avons rien entendu: il est 17 heures 50; Christophe l'aperçoit en même temps: je tremble avec mes jumelles et éprouve des difficultés à respirer, je n'avais pas ressenti cela quand je l'ai vu monter l'an dernier et la je comprends la sensation que le guide peut ressentir ce que me confirme Christophe mais bien vite tout se calme. Ma femme est très calme, elle le cadre dans la lunette; Christophe essaie de juger l'animal: mâle ou femelle, qui se met rapidement de face à plat ventre sur une branche perpendiculaire de sorte que seulement la tête et les pattes avant sont visibles.
Après quelques minutes Christophe nous dit que c'est un male vu la taille de la tête et des antérieurs.
Ma femme le voit bien mais toujours pleine face: je la dissuade de tirer, car trop aléatoire et demande d'attendre qu'il bouge; après 15 minutes toujours pareil, il commence à faire sombre, nous décidons d'allumer la torche rouge, cela le fera peut-être bouger: elle est prète: j'allume, cela le laisse indifférent et il continue à croquer à pleines dents l'appât qu'il a remonté sur la branche pour être plus à l'aise. Nous essayons de siffler pour qu'il se lève: rien à faire après 10 minutes la torche commence à faiblir. Je le tirerai bien dans la tête me dit ma femme tout bas, Christophe lui répond que si elle le sent bien, elle peut y aller car bientôt la batterie sera plate et nous sommes dans un bako assez sombre... PAN!!! Au coup de carabine pendant 1 à 2 secondes rien ne bouge puis l'animal se décroche doucement de sa branche pour tomber comme une masse.
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Christophe et moi prenons chacun un cal 12 chargé de 21 grains avec torche attachée et j'enfile ma grosse veste barbour et nous y allons de suite; un bruit de feuilles mortes, je le vois bouger, je tire; clic: je n'avais pas engagé de cartouche dans le canon, Christophe ne le voit pas caché par un arbre, je lui signale de tirer
ce qu'il fait en même temps.
Il était à l'aplomb de la branche, une balle dans l'oeil gauche, ressortie à droite, il avait tourné la tête au moment du tir: les soubresauts marquaient la fin et je ne pense pas qu'il aurait pu s'en aller même sans le cal 12... à signaler qu'il avait également la patte droite fracassée à hauteur de l'épaule.
Il était 18 heures 30 de notre première après midi de safari.
Retour au camp avec décoration du véhicule avec des branchages feuillus, tir d'un coup de carabine à 400 mètres du camp et l'équipe entonne un chant en sangho (glorifiant le chasseur pour avoir été habile et pour les avoir débarrasser de ce prédateur) vite relayée par le personnel du camp, les femmes et les enfants qui accourent en chantant pour nous accueillir une branche feuillue à la main qu'ils agitent en dansant dans la bonne humeur et la joie autour du véhicule. Quelle ambiance.
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Tournée générale et séance film et photos.
Repas et au lit vers 21 heures.
Deuxième jour de chasse
Lever 6h pour départ à 7 heures.
Le prochain c'est l'élan de derby qui nous intéresse.
Christophe m'explique que nous allons essayer de les localiser sur la zone qui fait plus de 600 000 hectares, pour ne pas trop marcher le premier jour et s'adapter à la brousse et à la chaleur.
La matinée, nous roulons 77 kilomètres de piste en sélectionnant des carrés.
Une heure après le lever du jour, nous sommes attaqués par les TSE-TSE pendant 1/4 heure et il en est de même 1/4 heure avant la tombée de la nuit (il en sera ainsi tous les jours): les répellents n'agissent pas sur les tsé tsé, seuls les vêtements fermés protègent un peu, mais les piqûres sont nombreuses à travers les vêtements (aspect et démangeaisons comme de grosses piqûres de moustiques).
Retour vers 11 heures 3O vus 1 buffle femelle seule et un hippotrague au loin ainsi que 2 phacochères.
Douche, petite baignade dans la rivière qui traverse le camp où une miniminipiscine à débordement est installée (que c'est agréable par cette chaleur!!!). Repas, sieste et départ vers 15 heures.
L'après midi 33 kilomètres de piste; ces 110 kilomètres effectués nous permettent de localiser quelques troupeaux donc les pistes et salines où nous pourrons contrôler dès le matin des départs de traces et les remonter.
L'équipe profite aussi pour brûler les pailles quand il le faut.
Retour 18 heures quand il fait noir, apéro autour d'un feu de camp suivi du repas et coucher à 20 heures.
Ce sera un peu ce rythme d'horaire que nous adopterons pour tout le séjour.
Troisième jour de chasse
Lever 4 heures 30 Départ 5 heures 15 nous croisons un troupeau de buffles que nous laissons, pour nous diriger vers nos zones repérées: vers 6 heures.
Traces sur la piste, au sourire d'enfant du pisteur Norbert, je sens que les traces sont très fraîches On s'équipe et on y va; après 1 heure 30.
Contact visuel: 1 male et 3 femelles dont une nous voit et ils partent en courrant: Christophe me dit "le male n'est pas terrible, on laisse".
Retour au véhicule, en marchant troupeau de bubale de Lelwel avec un très beau male (trophée estimé à 60 centimetres) stoppé à 60 mètres; cela ne fait pas parti de notre programme; nous laissons.
Nouvelles traces prises vers 10 heures, après 1 heure contact, le vent tourne, les élans prennent le vent; nous abandonnons car il est très difficile de remonter des élans qui vous ont sentis et en plus me dit Christophe, on risque de les forcer donc de les faire sortir de la zone et de les effaroucher.
Retour au camp.
L'après midi sera consacrée à la recherche de traces de buffles RAS.
Demain nous savons dans quels secteurs rechercher des traces fraîches pour pister les fantômes de la brousse: élans de derby.
Quatrième jour de chasse
Départ 5 heures, contrôle d'une saline: beaucoup de traces fraîches; nous prenons un pied de solitaire, après 1 heure crottes très fraîches, la trace se mélange dans celle d'un troupeau important qui circule dans tous les sens et nous ne parviendrons pas à démêler pour retrouver notre pied ni la sortie des traces afin de les reprendre: abandon; retour au véhicule à plusieurs kilomètres au cours du quel nous voyons un élan: approche de sioux, bonne visibilité: c'est un Male et un deuxième mais trop jeunes. Retour au camp à 12 heures.
Après midi: grand tour pour rechercher buffle et koba mais rien de concret, nous rentrons et sur le chemin du retour: grand troupeau d'élans à la saline: nous remontons le troupeau 1 puis 2 beaux males vus mais pas de bonne condition de tir, beaucoup trop de kékés et plus de 100 mètres et la lumière baisse beaucoup: Christophe me dit: "on va les reprendre demain matin, les males que j'ai vus sont magnifiques".
Cinquième jour de chasse
Départ 5 heures direction Ngoutéré, là où on les a laissés hier soir. On reprend les traces de la veille et après 10 minutes on les entend (il faut dire qu'il faisait nuit quand on les a quittés et que le jour commence à peine à poindre). Le vent n'est pas favorable, Christophe décide donc de faire une grande boucle pour les précéder et être à bon vent tout en essayant de conserver un contact visuel mais surtout auditif par les pisteurs qui ont une vue et une ouïe incroyable, après 1 heure de marche au pas cadencé, plus de son ni d'image, le contact est perdu. On essaie de remonter doucement, toujours rien. Avec les pisteurs, Christophe décide de reprendre la trace du dernier contact visuel, encore 1 heure de marche, nous retrouvons les traces et les remontons: surprise, nous recroisons nos propres traces, la manoeuvre était donc bonne, mais les élans s'étaient arrêtés bien avant et n'avaient repris la marche quand nous avions repris la trace: pour une fois nous étions avant les élans.
Après 2 heures de pistage, nouveau contact visuel à 80 - 100 mètres, une trouée où défilent les élans; le stick est installé, sécurité enlevé, aucun bon male sur les 20 à 30 animaux, on continue l'approche en suivant les élans: nouvelle trouée, stick et nouveau défilé, je suis prêt mais encore rien sur une trentaine d'animaux qui passent, Christophe estime le troupeau à 60 - 80 élans.
Nouvelle approche, le terrain s'ouvre car la paille est brûlée: nous laissons l'équipe et le stick et rampons à 2: Christophe et moi dans le brûlé sur environ 200 - 250 mètres, Christophe m'interdit de jumeler et de lever la tête!!!
Nous sommes presque dans le troupeau devant nous en éventail à 50 mètres; cela nous a pris 1 heure 30 de ramping car des femelles regardaient sans cesse dans notre direction.
J'étais caché derrière une termitière champignon de 40 centimetres de haut pendant que Christophe jumelait avec prudence pour dénicher un bon male que je souhaitais de qualité (1 mètre en droit).
"Bernard lève toi doucement en épaulant sans mouvement brusque, il y a 2 animaux à gauche de profil, 2 à droite de profil: une femelle et un jeune et droit devant un male mais il est pleine face, je crois qu'il est bon, si tu peux tire le dès qu'il se présente bien, mais extrême prudence car il nous regarde et peut filer".
Prudemment, je me redresse en me fondant au kéké devant moi, je vérifie ce que m'a dit Christophe au travers de la lunette et identifie l'animal en question qui nous regarde et se présente pleine face: je mets la croix entre les 2 antérieurs, pas trop haut car l'animal est haut et je veux éviter le cou, je baisse un peu et tire plein centre; il accuse, trébuche et tout le troupeau s'emballe dans une course effrénée.
Nous nous précipitons à l'anschluss: quelques gouttes de sang puis plus rien, des traces de course profonde.
Les pisteurs accourent, prennent la trace qu'ils retrouvent parmi les autres grâce à quelques gouttes de sang et ainsi pendant 100 mètres: Christophe me dit "tu l'as peut-être brossé" mais je me sentais confiant car bien en position pour tirer, pas loin à 60 mètres à peine et une NP en 375 HH, ça doit travailler.
Vers 150 mètres, une tache de sang un peu plus importante sur une feuille, mon regard scrute plus loin et je vois une masse grise sur le flanc: l'élan est mort, la balle est rentrée pleine face, donc non ressortie, ci qui explique le peu de sang; après mesure, il fait 1 mètre O7 et 51 inches 1/4: belle chasse, belle conclusion.
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Sixième jour de chasse
Comme prévu, nous partons le matin vers 6 heures pour BATOU situé à 60 kilomètres, sur la route, peu de chose: nous arrêtons à 3 reprises pour essayer de trouver un céphalophe bleu à l’appelquand nous passons près d’un petit bako serré: le chasseur se place en avant, sur un genou, fusil cal 12 chargé avec du 4 nickelé et épaulé car il faut être extrêmement rapide, le guide derrière pour identifier le male et le pisteur derrière qui appelle en produisant un son nasillard un peu comme un miaulement qui imiterait le bruit du céphalophe blessé. Rien n’est venu aux 3 reprises; je peux vous dire cependant que ça marche car l’an dernier nous en avions fait un de cette manière.
Vers 10 heures 30, nous arrivons au camp: très rustique avec deux chambre et les WC dehors tout comme la douche, le tout situé près d’une rivière la manovo au bord de laquelle se trouvait la salle à manger bien sympathique. Electricité par panneau solaire et réfrigérateur au gaz renfermant des bières bien fraiches!!! Coca et mocaf, chweppes...
Repas, courte sieste et en route pour le mirador avec matelas pour passer la nuit, sièges et batterie pour la lampe; le Bongo se chasse principalement à l’affût, les bakos étant trop serrés pour les pister et la chasse au chien non pratiquée en RCA car trop dérangeante car il ne s’agit pas de forêts mais de galeries forestières dans la savanne.
A 15 heures nous sommes en place, le bongo pouvant venir de jour comme de nuit.
Le mirador est situé à 7 m de hauteur face à une plaine formant comme une baie entourée du bako, baie centrée par un marécage bordé d’une saline à 130 mètres en face et une autre à 60 mètres à droite.
Merveilleux endroits pour admirer les oiseaux: ibis sacré, canard casqué, héron, grèbe, chevalier cul blanc, pigeons verts par dizaine, tourterelles à épaulettes violettes, martin-chasseur et martin chasseur pygmée, guépier vert et écarlate, touraco, calao des forètsetc... un vrai régal mais aucune antilope.
Vers 17 heures 30 un sitatunga femelle se montre et le jour commence à baisser, un céphalophe bleu au bord de la saline, mais nous attendons le bongo... vers 19 heures 30 surprise: 8 éléphants arrivent sur la saline du fond et restent une demi heure (le même soir à 30 kilomètres de là, l’autre chasseur, un américain a eu 40 éléphants au pied de son mirador qui se frottaient sur les piliers le soutenant, qu’elle frayeur!!! à signaler qu’il avait passé la semaine précédente trois jours et trois nuits à Batou sans rien voir.
Je jumelle à droite et vois une forme claire sans pouvoir identifier; nous éclairons: un léopard dont la forme assez fine nous fait penser à une femelle, elle boite de l’avant droit, sans doute un collet, fréquemment utilisé par les braco coutumiers.
Je me dis après un léopard, on est tranquille rien ne vendra de sitôt et je m’allonge sur le matelas où mon épouse se repose déjà, je somnole depuis 3 minutes quand j’entends une sorte d’aboiement à 2 reprises: Christophe me tape l’épaule «on vient d’entendre un bongo aboyer, ne bouge pas, je vérifie» 2 à 3 minutes plus tard, «il est là», je jumelle: merveilleuse vision que cette antilope rayée. Christophe ne peut me certifier que c’est un male; nous décidons alors d’éclairer avec la torche rouge et immédiatement, il me confirme que c’est un male: la 375 avec réticule lumineux rugit: j’ai l’impression de voir rentrer la balle à l’endroit visé derrière la patte avant, nous entendons un bruit de branches cassées: vite en bas de l’échelle en direction de la saline et nous tombons sur le bongo 20 mètres avant l’endroit du tir.
Effectivement quel magnifique animal: la couleur, les rayures: nous en comptons 13. Christophe me dit "ça, il faut que tu le naturalises entier, sinon!!!
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En place pour la séance photos, nous essayons de bien le positionner quand tout d'un coup, je ressens des fourmillements aux jambes et quelques piqures; les fourmis rouges s'exclame le pisteur, nous nous éloignons avec le bongo et je regarde à la torche: une trainée de fourmis sur le pantalon, en 3 secondes je suis en slip et tente d'éliminer les insectes pendant que le pisteur allume un feu pour les éloigner; rapidement tout se calme, OUF. Une odeur forte se fait ressentir: nous pensions que c'était une odeur du bongo mais Christophe nous dit qu'il s'agit d'acide formique dégagé par les fourmis qui stressent!!!
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Comme, pour l’éland et le léopard, le Bongo et seulement ces trois animaux vous donnent ce retour au camp avec la jeep décorée de feuillage, coup de carabine à l’approche du camp et accueil avec des chants par tout le personnel du camp: il faut le vivre au moins une fois pour ressentir cette fierté et ce bonheur que cela vous procure.
Ce soir là, nous nous sommes couchés vers 23 heures.
Septième jour de chasse
Lever 5 heures 30, départ au lever du jour à 6 heures. Quelques appels infructueux au céphalophe bleu lors d’une marche dans un baco profond pendant 2 heures 3O où nous repérons multitudes de traces de pota et d’hylochère, mais pas d’animaux... Repas et sieste.
L’après midi sera consacré au céphalophe bleu, dos jaune. En allant controler une nouvelle saline que Christophe a découvert en scrutant la zone sur internet avec google earth quand il est rentré en France après la dernière saison, , en y prenant le point gps sur la carte, ce qui lui a permis sur le terrain de le retrouver: magnifique spectacle de 10 hylochère dont un très beau male facilement tirable mais pas dans notre programme cela nous permet quelques photos de ces suidés relativement discrets et rares contrairement à ce que l’on pense, Christophe me dit qu’il s’agit là d’animaux diurnes et que la meilleure heure pour les rencontrer est vers 15 heures sur les salines ou dans les bakos(il n’en a jamais vus de nuit).
En rentrant, le pisteur qui marchait en tête s’arrête brutalement: il a failli marcher sur un serpent qu’il a coupé en deux avec sa machette: à signaler que nous avions vu le deuxième jour, en bordure d’une mare un python de 3 mètres 50 était occupé à engloutir un héron et que nous reverrons une vipère heurtante ou similaire sur le chemin de l’aéroport de sangba le dernier jour, elle a traversé et la jeep est passée dessus en roulant.
Huitième jour de chasse
Malgrè l’absence de céphalophe à dos jaune, nous allons rentrer sur le camp principal de Bangoran pour laisser libre le camp de Batou au chasseur américain qui était là pour une durée de 4 semaines avec le programme: éland- bongo – sitatunga _ potamochère, il avait passé 2 semaines et demi et n’avait récolté que l’éland à ce jour.
60 kilomètres de mauvaise piste au cours desquels dans un virage, je vois une queue «s’envoler dans la verdure» «bamara» me dit le pisteur: le lion! effectivement une grosse trace de lion suit la piste: à signaler qu’il y a 1 lion au quota sur la zone principalement chassé à l’appât ou à l’appel.
Un peu plus loin: un groupe d’une quinzaine de potamochères à 50 mètres, vite hors du véhicule, course poursuite vers le bako, difficile de sélectionner un bon male dans les pailles, perdus de vue, nous poursuivons les traces et soudain, une tache rousse: un jeune pota pris dans un cable(collet) encore vivant mais bien mal en point: nous l’achevons au couteau. Le câble est une technique classique de braconnage coutumier des indigènes locaux comme les diamantaires nombreux sur la zone (pendant notre séjour, on retrouvera une dizaine de collets ainsi qu’un autre pota au même endroit quelques jours plus tard, par l’autre équipe de chasse).
Arrivée à BANGORAN à 12 heures.
Christophe se plaint de maux de tête et fera de la fièvre, il se reposera l’après midi et le lendemain.
Nous chercherons l’après midi et le lendemain matin et après midi un éventuel Hippotrage avec un autre guide Alex en circulant sur les zones propices près des plaines, mais nous verrons de nombreux bubales mais aucun hippotrague.
RDV donc au dixième jour de chasse
Dixième jour de chasse
Christophe est retapé, le programme est donc la recherche du buffle. Le matin, nous cherchons vainement des traces fraîches de buffle mais rien de rien, où sont-ils donc passés?Ils restent vraisemblablement dans les carrés où existent beaucoup de petits points d’eau.
L’après midi, vers 15 heures: Christophe décide de marcher à l’intérieur d’un carré propice, puisque les traces ne sortent pas sur les pistes, il faut rentrer les chercher.
A peine 30 minutes de marche, buffles en vue... Petite courbe pour se placer à bon vent et approche à environ 60 mètres; nous recherchons un bon male, mais que des jeunes, après plusieurs approche, un male un peu meilleur car bien large mais Christophe me dit que nous pouvons trouver beaucoup mieux car ce male n’est pas fini, le centre du bandeau paraissant encore bien mou. Il décide alors de les appeler en imitant un beuglement de jeune en difficulté: incroyable: le troupeau accoure littéralement pour s’immobiliser à 15 pas en plein découvert, une très grosse femelle nous voit mais se demande ce que c’est puis le troupeau prend brutalement la fuite: «quelqu’un a bougé »dit Christophe, effectivement une melliponne m’est rentrée dans l’oeil et instinctivement j’ai porté la main au visage, ce qui a suffit... Retour au camp car il est tard.
Encore une journée blanche!
Onzième jour de chasse
Départ 5 heures 30, nous croisons un magnifique éland male solitaire qui passe au trot à 40 mètres du véhicule...
Nous prenons rapidement une trace de buffles et la remontons; après 1 heure 30 de marche, contact, approche, recoupe:; les buffles défilent lentement dans une petite plaine: nous trouvons le male: pratiquement le même type que celui d’ hier, à tel point que Christophe pense que c’est le même troupeau que nous avons repris!!! Nous laissons tomber.
L’après-midi vers 14 heures 30, CAMP de FHO en rentrant ce midi.
Nous prenons une trace que nous avions repérée en rentrant le midi près du camp de FHO bien qu’elle semble dater du matin. Après 1 heure 30 de marche: contact, approche parfaite aucours de laquelle.
Nous voyons une traînée d’urine formant un S sur un mêtre ce qui signe la présence d’un male me dit Christophe. Beaucoup de difficultés pour trouver ce male parmi une cinquantaine d’animaux assez éparpillés: enfin, nous le trouvons bien placé à 50 mètres; mais encore une fois le trophée ne nous satisfait pas, c’est un trophée de dernier jour me dit Christophe, on peut trouver mieux car il nous reste encore 3 jours. Nous rentrons; 5 jours sans tirer une balle, mais le début du safari fut tellemnt intense que cela ne me pèse pas du tout.
Douzième jour de chasse
Matin, départ à 5 heures 30 avec priorité: buffle direction Ngoutéré puis ensuite Ndiri qui sont 2 grandes plaines très humides où les buffles passent souvent avant le lever du jour. Au cours du trajetà 6 heures 30: un buffle solitaire sur la piste; un mâle correct: Christophe stoppe et propose à mon épouse de le tirer mais elle traîne car cela ne lui dit pas de tirer de la voiture ou sans action de recherche (surtout qu’elle en a fait un au pistage l’an dernier) ce qui permet au buffle de prendre le large, nous le suivons au pas de course en gravissant 2 petites collines et au sommet de la seconde, nous le trouvons «garé» à 70 mètres, derrière un arbre, mais la course exténuante en montée nécessite à mon épouse une reprise de souffle qui laisse à l’animal le temps de s’échapper; j’aurais pu essayer à la course, j’étais prêt mais je n’ai pas accroché.
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Cliquez sur la vignette pour voir la vidéo de Roan Antelope en RCA
On retourne au véhicule, nous avions (par) couru près d’un kilomètre.
A 7 heures 30 traces fraîches d’un troupeau sur Ndiri, nous les prenons; contact à 8 heures, ils sont très nerveux et en grand nombre 80, ils se séparent en petits groupes d’une dizaine de têtes que nous prenons en fonction du vent mais cette dispersion des animaux nous faits éventer et avec leur nervosité, après 2 heures, nous abandonnons... Christophe me dit qu’au cours du safari précédent, chaque jour.
2 ou 3 troupeaux étaient observés de la jeep: cete semaine, c’est galère: peut-être est-ce à cause des feux de brousse ou de l’harmattan?
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Vu l’heure, plus de 10 heures30, la chaleur sera propice pour trouver le «yagé» ou hippotrague près des grandes plaines; arrivés à 1 kilomètre de la plaine, nous quittons la jeep pour marcher et ainsi être plus discret.
A l’approche de la plaine, Fidel Démayo un de nos pisteurs se fige et scrute au loin: là-bas, 3 yagés à 600 mètres environ: nous laissons l’équipe pour faire notre approche Christophe et moi, en essayant de profiter de chaque avantage du terrain, un buisson, une termitière, des hautes herbes; car ils sont en plein découvert: nous sommes à 150 mètres, Christophe me dit un male correct et deux femelles et là plus possible de s’approcher sans risque. Je me positionne contre un kéké et attends les directives: «celui de droite, c’est le male», il poursuit la femelle, se présente plein profil droit: je tire, il se rétracte mais reste debout, les femelles continuent à brouter, puis profil gauche: je retire, il vacille mais reste debout, les femelles broutent toujours, puis il se couche sur place, la tête haute. Je pense que cette attitude témoigne d’une blessure mortelle. Il est couché pleine face et difficile de retirer; après 5 minutes, nous décidons d’approcher afin de pouvoir retirer si besoin dans de bonnes conditions, arrivés à 80 mètres, il se relève mais vacille à reculons, nous voyons l’entrée de balle dans le thorax d’où sort beaucoup de sang, puis il tombe définitivement sur le flanc pour mourir C'est un beau mâle de 70 centimètres.
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Comme on le voit: l'entrée de la balle est un peu en arrière sur le coté gauche, la première balle est tout à fait symétrique à droite et les 2 balles sont restées sous la peau de l'autre coté: Federal NP 375 HH.
Après midi, départ à 15 heures: Christophe décide de remonter un grand canyon à pied .Nous rencontrons plusieurs guibs femelles, ainsi qu’un beau male qui s’enfuit vers le fond du canyon. Nous le poursuivons, pensant le trouver dans un cul de sac, au fond du canyon sans compter sur une faille dans la pierre par où il est passé comme nous le montrent ses traces pour revenir par une autre faille à l’endroit initial. Nous continuons notre pistage pour arriver au sommet d’un escarpement rocheux d’où nous apercevons en contre- bas notre male magnifique à 40 mètres à l’arrêt mais sur le qui vive: Christophe m’incite à tirer; je le mets dans ma lunette mais ne tire pas et le laisse filer!!! Pourquoi? Peut-être parce que je ne l’avais pas programmé, en ayant déjà récolté un beau spécimen au Bénin! ou parce qu’il s’était si bien défendu dans ce canyon? nous rentrons au camp après 3 heures de marche dans un paysage surprenant de failles et rochers au fond duquel coule un petit ruisseau.
Dans ce canyon, Christophe a fait tirer un beau céphalophe à dos jaune male il y a 3 jours.
Treizième jour de chasse
Départ 5 heures 10 car c’est notre avant dernier jour et nous n’avons toujours pas récolté le buffle.
Vers 6 heures 30 pieds de buffles sur la piste, les bouses paraissent fraîches; Christophe décide de les prendre: nous enlevons vestes car il fait déjà bon; je prends la 375 HH et donne la 416 Rigby au pisteur car elle est assez lourde, le deuxième pisteur lui porte la 458 LOTT à Christophe.
Nous suivons ces traces au moins 1 kilomètre sur la piste, car elles rentrent dans le bush et ressortent sur la piste, pour s’enfoncer ensuite dans une zone non brûlée: le troupeau est conséquent; au moins 60 animaux d’après Hassan notre Ier pisteur donc pas de problème de pistage. Après 30 minutes de marche, Hassan sourit et mais le doigt à l’oreille je les entends patron; j’essaie d’écouter mais je ne perçois rien, mais très vite nous les voyons, ils paraissent très nombreux. Christophe essaie de sélectionner un male correct, nous les coupons 2 fois, nous repérons au moins 3 males, mais ils sont à 70 et le biotope est dense, nous approchons prudemment: saute de vent, débandade; ils filent vers la grande pleine ouverte de NDIRI qui fait au moins 1 kilomètre sur 5 kilomètres: ils vont la traverser me dit Christophe, vite, mais à bon vent. Nous arrivons au bord de la plaine: notre troupeau est là relativement tranquille à 200 mètres. Les buffles défilent sur la gauche assez serrés, nous approchons encore à la limite du découvert et je me prépare sur le stick avec la 416 Rigby, ça défile de droite à gauche entre 2 petits monticules formant 2 bosquets de 3 à 4 mètres de large. Mais les animaux sont tellement serrés que dès que nous voyons un male: pas possible de tirer sans risque d’en blesser d’autres d’autant plus qu’ils marchent: tout le troupeau est passé maintenant et se trouve à plus de 200 mètres... quand tout d’un coup 60 mètres derrière, nous apercevons un retardataire tout gris par la gangue de terre qu’il porte sur le dos, cela signe incontestablement le male et souvent un vieux male, il marche en direction des autres: je me concentre et dès que l’avant du poitrail rentre dans ma croix: je lâche ma balle: il accuse.
Soudain tout le troupeau prend le vent et fonce droit sur nous, vite ma femme prends la 416 et se prépare: ils sont à 40 mètres mais en pleine course, et très serrés: «l’avant dernier, un beau mâle»: Christophe essaie de les appeler pour les ralentir, mais rien n’y fait, 60 - 70 buffles passent très serrés, «à fond la caisse» à peine à 30 mètres mais le tir est trop aléatoire et difficile: dommage!!!
Mais quel spectacle et quelle émotion!!! Tout cela n’a pris que quelques minutes et nous entendons le beuglement caractéristique du buffle qui meure: il n’avait fait que 10 mètres à peine et s’était couché près d’un des 2 bosquets.
Nous avançons malgré tout carabines épaulées, mais il est mort étendu sur le flanc: la brindille sur l’œil ne montre aucune réaction: il est 8 heures: un beau vieux mâle que voici 80 centimetres d’écartement et un bandeau de 27 centimetres de large avec des éclats témoins d’un age avancé.
En allant rechercher ma douille éjectées lors du réarmement, je mesure: 186 pas donc environ 160 mètres, c’est trop loin diront certains pour tirer un buffle, mais nous n’avions pas beaucoup le choix.
Séance photos, une heure de découpe et nous rentrons. Ce fut une belle matinée.
http://www.africahunting.com/hunting....php?file=3979
La balle est rentrée derrière la patte avant gauche, a tout traversé pour rester sous la peau de l'autre coté. Elles est passée sur le sommet du coeur en sectionnant les gros vaisseaux ce qui a provoqué une volumineuse hémorragie interne: à droite la balle de 416 NORMA TXP récupérée sur le buffle, à gauche la Nosler Partition FEDERAL en 375 HH récupére sur le koba (le plomb était surla balle, mais détaché sur la photo).
http://www.africahunting.com/hunting....php?file=3975
En bas le coeur du buffle avec l'impact de la balle là où se trouve le caillot de sang.
http://www.africahunting.com/hunting...le=3976&size=1
En rentrant avec le buffle, on tombe sur un troupeau d’une vingtaine de bêtes: on le prend en restant en contact visuel grâce à des hérons garde boeufs qui les accompagnaient et dont le vol nous donnait la position: après 2 kilomètres au pas de course, ils sont à 50 mètres: ma femme se prépare avec la 416, le bush est dense, difficile: Christophe les appelle mais un tourbillon de vent les fait fuir: ces 3 kilomètres au pas de course en plein midi nous a fatigués et il faut rentrer au véhicule, encore 3 kilomètres et souvent le retour se fait au pas rapide... on décide de ne pas poursuivre, les animaux nous ayant vus, c’est peu probable de réussir, on rentre au camp à 13 heures.
L’après midi, nous avons remonté un canyon pour le dos jaune, mais le vent était contraire, nous avons donc brûlé et fait film et photos.
Quatorzième jour de chasse et dernier
Le matin départ à 5 heures pour le DA zone de bako propice au dos jaune et au céphalophe bleu.
Nous faisons plusieurs haltes dans des endroits qui nous paraissent propices pour chasser le bleu à l’appel, mais rien de rien. Lors de la maraude en jeep: tout aussi désert: beaucoup de traces de vélos partout sur les pistes et même une mobylette qui semble s’être perdue car les traces vont régulièrement demi tour…pour finir, nous trouvons la convergence des traces vers une zone de recherche de diamants où des indigènes creusent et tamisent à la recherche de cailloux, ils sont nombreux et souvent en famille: tout cela explique peut-être l’absence de mouvement d’animaux ce jour. Nous décidons donc de rentrer mais Christophe veut sur le chemin m’amener sur un plateau propice pour l’ourebi: nous y allons prudemment: effectivement en bordure, à environ 120 mètres 3 ourebis nous attendaient, il y a un male, je le tire à la 375 et voilà, ce n’est cependant qu’un male très moyen.
http://www.africahunting.com/hunting....php?file=3981
Pour ne pas trop massacrer la cape, il vaut mieux tirer plein centre.
L'après midi dernière possibilité pour trouver le buffle pour mon épouse; nous partons vers 15 heures: nous maraudons autour des plaines, mais pas de traces ni de buffles après 1 heure 30 de circuit; 2 phacochères surpris dans la plaine courent pour regagner le couvert; nous décidons de les couper: j'essaie de les mettre dans la lunette: pas moyen de les trouver, faut dire que j'étais resté au grossissement 10 pour l'ourebi, ils sont déja loin, mais nous les coursons sur 200 - 300 mètres et les revoyons, j'ai réduit le grossissement: ils avancent doucement à 150 mètres, je prend un kéké (car dansl a précipitation et la course, nous n'avons pas pris le stick) je tire, il a pris mais un peu derrière, il continue, deuxième balle ratée, troisième balle ratée, il faut dire qu'il est maintenant à 2OO mètres et quatrième balle qui donne ceci.
http://www.africahunting.com/hunting....php?file=3983
Il est loin d'être exceptionnel mais il est bien coiffé.
J'en profite pour présenter l'équipe: à gauche Fidel De Mayo: pisteur; au centre Luc: c'est le chauffeur, mais aussi porteur et pisteur et à droite Norbert HASSAN le pisteur qui a une oreille et un oeil que l'on aimeraient avoir: ils étaient d'une gentillesse, aimables, polis et compétents: en un mot une équipe qu'on aimerait souvent avoir et je les remercie.
Au retour, un troupeau de buffles vers 17 heures 30, nous le coupons rapidement au pas de course, mais quand nous arrivons là où il devait passer, rien, il s'était enfuit nous ayant vus, mais surtout à cause du vent qui n'était pas bon.
C'était le dernier jour...
En conclusion, je pense effectivement que c’est un bon safari: seul manque le céphalophe à dos jaune que je n’ai pas vu ni l’an dernier, ni cette année.
Lors de notre voyage de retour à Bangui: nous avons rencontré 4 chasseurs: 2 d’entre eux allaient pour le léopard chacun dans un camp différent et après 2 semaines, l’un n’a rien vu et après 8 jours avait l’opportunité de tirer en plus 1 éland: alors qu’il en voyait beaucoup la première semaine, il n’en a plus vu ensuite et est donc revenu bredouille sauf les babouins pour appats.
L’autre chasseur de léopard a vu 3 femelles différentes mais pas de male: bredouille également.
Les deux autres chasseurs étaient ensemble: l’un confirmé venait pour éland - lion: il a fait éland et un lion àl’appel dont j’ai vu la photo: une crinière noire épaisse digne des plus beaux tanzanien quand à celui qui l’accompagnait, il venait pour la première fois en Afrique et ne chasserai que le buffle.
Il n’avait pas d’expérience et passait directement du fusil à la carabine sans s’être entraîné avant de partir!!! Bilan: une belle marque de lunette de tir sur le front, une dizaine de balles tirées, 2 buffles manqués, un buffle blessé jamais retrouvé.
Rien n’est donc acquis...
Armes: je suis parti avec une 375 HH BLASER R93 avec lunette S & B avec réticule lumineux et balles Nosler Partition FEDERAL ainsi qu’une HEYM BIGBORE en 416 Rigby lunette SWAROSKI 1, 5/6et NORMA TXP: l’an dernier je n’avais pris que la 416 mais le réticule lumineux est quand même très utile pour les tirs en luminosité réduite (Léopard – Bongo), d’autre part la blaser est beaucoup plus légère et plus maniable. Cependant, j’ai pour le buffle beaucoup plus confiance en l’efficacité du 416 mais peut-être est-ce plus psychologique que réel mais la confiance est à mon avis un atout majeur dans la réussite du tir. Cela vient aussi que lors de mon premier safari au Bénin, les guides et chasseur encensait le 416 et trouvait la 375 un peu limite dans certaine occasion. J’ai à ce jour tiré 6 buffles avec 6 balles avec ma 416 Rigby; Je cible et règle moi-même mes lunettes et je tire plusieurs balles à 100 mètres ceci 1 fois par semaine les 4 semaines avant mon départ.
Je n’ai tiré qu’une balle avec la 416, tout le reste à la 375.
Pour réussir son safari: la première chose: partir avec un guide que l’on connait bien (soit soi même soit par d’autres chasseurs qui l’ont pratiqué) et qui ne vous promènera pas... Partir avec une organisation connue (qui a donc une réputation à défendre).
- afin d’être certain que les quotas existent!!! our pouvoir tirer l’animal convoité mais aussi et surtout rapatrier le trophée.
- afin de pouvoir se faire dédommager en cas de problème et/ou être soutenu en France en cas de problème politique ou autre dans le pays où vous allez, surtout en Afrique (il y a quelques jours un groupe de 5 chasseurs s’est retrouvé en slip par des coupeurs de route au Sénégal en Casamance au camp du relais fleuri: on leur a tout pris: même les armes). Je me souviens d’un forum où on disait en gros qu’il fallait être débile pour partir en RCA ces dernières années, le risque existe effectivement de tomber sur les soudanais mais il faut rester prudent... Le risque Zéro n’existe pas.
Partir avec ses armes, une bonne condition physique et un entraînement au tir, car la taxe de tir reste très amère pour un animal blessé non récupéré.
Il faut aussi, je pense avoir un peu d’expérience car rien n’est inné et on apprend en faisant (pour corriger des erreurs, il faut les avoir faites).
Pour les safaris en zone fermées (comme certaines zones de Namibie et RSA) ne pas hésiter à refuser un animal tiré sur conseil du guide local alors qu’il ne correspond pas à ce que vous aviez souhaité au départ (animal trop jeune ou trophée trop petit)
Et surtout: le plus important avoir Saint HUBERT avec soi.